Comparez les assurances immeubles
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L’essentiel à retenir : L’assurance multirisque immeuble protège les parties communes (structure, espaces collectifs) mais exclut systématiquement les lots privatifs. Les copropriétaires doivent souscrire des assurances individuelles (MRH, PNO) pour couvrir leurs biens et responsabilités. La convention IRSI facilite la gestion des sinistres inférieurs à 5 000 € HT. Une complémentarité des contrats garantit une couverture complète.

Est-ce que l’assurance multirisque immeuble protège vraiment l’ensemble de votre bâtiment, y compris les parties privatives ? Cette question cruciale divise souvent propriétaires et syndics, alimentant les malentendus. En réalité, la MRI couvre principalement les parties communes (structure, toiture, ascenseurs, canalisations collectives) et la responsabilité civile du syndicat des copropriétaires. En revanche, les parties privatives (intérieur des appartements, murs intérieurs, équipements sanitaires) exigent des assurances individuelles (MRH, PNO). Découvrez ici comment ces protections s’articulent, les risques d’un sinistre non couvert, et le rôle de la convention IRSI pour gérer les cas fréquents comme les dégâts des eaux. Une lecture incontournable pour sécuriser votre investissement.

Comprendre l’assurance multirisque immeuble (MRI) : le bouclier de votre bâtiment

Qu’est-ce que l’assurance multirisque immeuble ?

L’assurance multirisque immeuble (MRI) est un contrat collectif conçu pour protéger la structure d’un bâtiment. Elle couvre les parties communes et la responsabilité civile associée. En copropriété, c’est le syndicat des copropriétaires, représenté par le syndic, qui la souscrit. En monopropriété, le propriétaire unique en est l’assuré.

Sa mission principale est de garantir la solidité du bâtiment. Elle inclut les murs porteurs, la toiture, les canalisations collectives, les ascenseurs et les espaces extérieurs. En cas de sinistre (incendie, dégât des eaux, catastrophe naturelle), elle prend en charge les réparations nécessaires. Les risques couverts s’étendent au vandalisme, au bris de glace des parties vitrées et au vol de matériel d’entretien.

La MRI protège aussi la responsabilité civile de la copropriété. Par exemple, si un tiers se blesse dans un couloir, l’assurance intervient pour indemniser les dommages. Le prix moyen varie entre 0,50 € et 1,50 € par m² par an, selon la surface, la localisation et l’état du bâtiment. Une visite technique est parfois requise pour les immeubles de plus de 400 m².

Parties communes vs parties privatives : une distinction essentielle

Comprendre la différence entre parties communes et privatives est le point de départ indispensable pour saisir la répartition des couvertures d’assurance au sein d’un immeuble.

Les parties communes appartiennent à tous les copropriétaires. Elles incluent le gros œuvre (fondations, toiture), les espaces partagés (cages d’escaliers, parkings) et les installations techniques (chauffage collectif). L’assurance MRI les couvre intégralement, qu’il s’agisse d’un dommage structurel ou d’un risque locatif comme le bris de glace. La convention IRSI facilite la gestion des sinistres inférieurs à 5 000 € HT en désignant un assureur unique.

À l’inverse, les parties privatives relèvent de la propriété individuelle. Cela englobe l’intérieur des logements (murs non porteurs, sols, équipements sanitaires), les balcons ou les caves. L’assurance multirisque habitation du propriétaire ou du locataire doit les protéger. La MRI ne s’applique pas en cas de sinistre provenant de ces zones. Par exemple, une fuite dans un appartement reste à la charge du propriétaire, sauf si la convention IRSI s’active pour simplifier les démarches.

Pourquoi une couverture étendue est-elle avantageuse ? Elle évite les lacunes de protection. Par exemple, une fuite dans un logement peut endommager les parties communes. Sans accord entre les assurances, les frais restent à la charge des copropriétaires. Une garantie complémentaire simplifie les indemnisations, réduisant les conflits. De plus, elle protège les investissements des propriétaires, qu’ils soient occupants ou bailleurs, en couvrant les dommages indirects.

Le périmètre de couverture de la MRI : que protège-t-elle exactement ?

Les garanties incontournables pour les parties communes

L’assurance multirisque immeuble (MRI) protège les éléments structurels et fonctionnels accessibles à tous les occupants. Elle couvre les dommages matériels causés par des risques fréquents, qu’ils soient accidentels ou liés à des événements climatiques.

Les garanties principales incluent :

  • Incendie et explosions : destruction des murs porteurs, toiture ou éléments structurels par le feu. Cela inclut les dommages liés à la fumée ou aux flammes dans les parties communes.
  • Dégâts des eaux : fuites, ruptures ou débordements dans les canalisations collectives (ex : tuyauterie d’eau chaude ou canalisations d’irrigation des jardins). Les infiltrations de toiture ou fuites de la toiture vers les parties communes sont également couvertes.
  • Catastrophes naturelles et technologiques : inondations, tremblements de terre ou effondrements liés à des phénomènes naturels. Notez que les primes peuvent augmenter avec la hausse de la surprime CAT NAT, surtout en zones à risque identifiées par les préfectures.
  • Bris de glaces : remplacement des vitres endommagées dans les espaces collectifs (hall d’entrée, ascenseurs ou baies vitrées des parties communes). Cela inclut les bris de miroirs ou vitrines des espaces partagés.
  • Vol et vandalisme : détérioration d’équipements comme les interphones, extincteurs ou matériels de nettoyage. Cela couvre aussi les tags sur les murs ou les dommages causés par des intrusions dans les locaux techniques.
  • Responsabilité civile de la copropriété : prise en charge des dommages à des tiers (locataires, visiteurs) causés par des éléments communs. Cela inclut une chute d’un objet depuis un balcon, une glissade sur une marche ou un dysfonctionnement d’un ascenseur.

En cas de sinistre, le syndic déclare le sinistre à l’assureur, qui envoie un expert pour évaluer l’étendue des dégâts. La convention IRSI simplifie les démarches pour les montants inférieurs à 5 000 € HT, en désignant un assureur gestionnaire unique. Ce dispositif évite les conflits d’indemnisation entre copropriétaires, assureurs et tiers impliqués.

La limite de la MRI : la non-couverture de l’origine des sinistres privatifs

Savez-vous que la MRI ne couvre pas les dommages causés par des parties privatives ? Si un robinet fuit dans un appartement et inonde le palier, la MRI indemnise les parties communes, mais pas le point d’origine. Le copropriétaire doit mobiliser son assurance habitation ou PNO pour réparer son propre lot.

Le principe de complémentarité des assurances s’applique aussi aux canalisations. Par exemple, une canalisation privative rompue dans un logement qui inonde le sous-sol commun : la MRI prend en charge le séchage du parking, mais le copropriétaire doit couvrir les réparations de son installation intérieure. Cette distinction évite les conflits entre assureurs et garantit une indemnisation rapide.

La convention IRSI facilite la gestion des sinistres inférieurs à 5 000 € HT (dégâts des eaux, incendies), mais elle ne s’applique pas aux origines externes (ex : tempête) ou aux montants supérieurs. Chaque propriétaire doit donc souscrire une assurance responsabilité civile pour couvrir les dommages causés aux tiers depuis son lot. Les bailleurs nécessitent une assurance PNO pour protéger leur bien en cas de sinistre ou de non-assurance du locataire.

Enfin, rappelons que la garantie responsabilité civile de la copropriété inclut les incidents causés par des tiers dans les parties communes. Par exemple, si un livreur glisse sur un sol mouillé dans le hall, la MRI couvre les dommages corporels via la garantie responsabilité civile, sous certaines conditions.

Obligations légales et souscription : qui fait quoi ?

L’obligation d’assurance pour la copropriété (loi ALUR)

Depuis 2014, une obligation légale a transformé la gestion des assurances en copropriété. Comme le précise la loi, l’assurance responsabilité civile de la copropriété est obligatoire. Cette mesure vise à garantir une protection minimale en cas de dommages causés par les parties communes à des tiers. Par exemple, si un passant glisse sur un sol mouillé dans un hall d’immeuble, cette assurance couvre les indemnisations.

La loi ALUR impose donc au syndicat de copropriétaires de souscrire une assurance couvrant cette responsabilité. Cependant, la plupart des règlements de copropriété exigent une assurance multirisque immeuble (MRI) complète pour protéger l’ensemble de la structure, des espaces extérieurs aux installations collectives. Cette garantie inclut des risques comme les catastrophes naturelles, le vol d’équipements ou les bris de glace des parties vitrées. En cas de non-respect de cette obligation, les copropriétaires s’exposent à des poursuites judiciaires.

En cas de sinistre, cette assurance prend en charge les dommages matériels subis par les parties communes. Les garanties peuvent inclure des options comme les espaces verts ou les bornes de recharge électrique. Sans cette couverture, les copropriétaires assumeraient les frais à titre personnel. Par ailleurs, la convention IRSI simplifie la gestion des sinistres de faible montant (jusqu’à 5 000 € HT), en désignant un assureur unique pour les dégâts des eaux ou les incendies affectant plusieurs lots.

Le rôle du syndic et la répartition des charges

Le syndic de copropriété, professionnel ou bénévole, joue un rôle central. Qu’il s’agisse d’un syndic professionnel ou que l’on s’interroge sur la responsabilité du syndic bénévole, la mission reste identique : comparer les offres, choisir le contrat MRI et gérer les sinistres. Il doit présenter des devis à l’assemblée générale pour validation, tout en veillant à la transparence des démarches.

Le syndic doit comparer les offres, souscrire le contrat et gérer les indemnisations. En copropriété, les frais sont répartis via les tantièmes, reflétant la part de propriété de chaque lot. Ces derniers sont définis selon la surface du logement, sa localisation (étage, vue) et ses équipements. Un copropriétaire possédant 10 % des tantièmes paie 10 % de la prime annuelle. Cette répartition équitable garantit une contribution proportionnelle, évitant les inégalités.

En monopropriété, le propriétaire assume seul les responsabilités. Il choisit librement son assureur et supporte intégralement les coûts. Une couverture étendue reste cruciale : un incendie ou une inondation pourrait engendrer des frais colossaux. Par exemple, la réparation d’un toit endommagé après une tempête coûte en moyenne entre 5 000 et 15 000 €, selon l’ampleur des dégâts. Sans assurance, ces dépenses seraient entièrement à la charge du propriétaire.

Que ce soit en copropriété ou en monopropriété, une assurance complète protège contre les risques imprévus, évitant des pertes financières importantes. En copropriété, elle prévient les conflits entre voisins sur la prise en charge des réparations. En monopropriété, elle sécurise l’investissement immobilier. Comme le souligne la Loi ALUR, l’absence de couverture pourrait laisser des victimes sans recours, accentuant les risques juridiques et financiers. Une approche proactive reste donc indispensable pour anticiper les imprévus.

La complémentarité indispensable : les assurances individuelles

L’assurance du copropriétaire : occupant ou non-occupant (PNO)

Chaque copropriétaire doit assurer son lot privatif, qu’il y vive ou non. L’assurance multirisques habitation (MRH) protège les biens mobiliers, les améliorations apportées (peintures, parquets), et la responsabilité civile. En cas de sinistre comme un dégât des eaux dans son logement affectant les parties communes ou un voisin, c’est cette assurance qui intervient en priorité. Elle couvre également les frais de relogement temporaire si le logement devient inhabitable après un sinistre.

Les propriétaires bailleurs doivent souscrire une assurance Propriétaire Non Occupant (PNO), obligatoire depuis la loi Alur 2015 pour la responsabilité civile. Elle couvre les dommages (incendie, vol, vandalisme) et les préjudices causés à des tiers. Elle est déclenchée si l’assurance du locataire est insuffisante ou en cas de vacance locative. Les contrats PNO incluent souvent une clause d’inoccupation limitant la couverture au-delà de 30 à 60 jours consécutifs. Les propriétaires peuvent renforcer leur contrat avec des garanties complémentaires, comme la protection contre les loyers impayés ou les bris de miroirs.

Pour tout savoir sur ce contrat essentiel, consultez notre guide complet sur l’assurance PNO immeuble. Cela permet de mieux comprendre les conditions d’application et les options disponibles pour sécuriser un logement vacant ou loué.

L’assurance habitation du locataire : une pièce maîtresse du puzzle

Le locataire est légalement tenu de souscrire une assurance MRH. Celle-ci couvre sa responsabilité civile locative et ses biens. Elle est prioritaire en cas de sinistre émanant de son logement, comme un incendie ou une fuite de toiture. Cette obligation figure souvent dans les règlements de copropriété, comme le souligne cette ressource officielle sur les obligations des locataires. Par exemple, un court-circuit causant des dégâts dans un appartement loué active cette assurance pour indemniser le bailleur ou les voisins.

Les assurances individuelles essentielles sont :

  • L’assurance du copropriétaire occupant : pour ses biens et sa responsabilité civile. Elle inclut souvent les frais de subsistance en cas de relogement temporaire.
  • L’assurance PNO : obligatoire pour le bailleur. Elle protège le logement et couvre les dommages causés à autrui.
  • L’assurance MRH du locataire : pour ses biens et sa responsabilité civile. Elle garantit sa responsabilité envers le propriétaire et les tiers.

La complémentarité entre ces contrats assure une indemnisation efficace. Par exemple, un dégât des eaux dans un logement loué active d’abord l’assurance du locataire, puis la PNO du bailleur en cas de manque. Cette synergie protège les immeubles en copropriété ou en monopropriété. De plus, la convention IRSI facilite la gestion des sinistres partagés entre lots en désignant un assureur gestionnaire unique pour les montants inférieurs à 5 000 € HT. Pour les préjudices entre 1 600 € et 5 000 € HT, l’assureur indemnise avec recours possible sur les autres parties impliquées.

Gestion de sinistre : l’articulation entre MRI et assurances individuelles en pratique

Lorsqu’un sinistre touche un immeuble, la coordination entre l’assurance multirisque immeuble (MRI) et les assurances des copropriétaires est cruciale. La convention IRSI simplifie ce processus pour les cas courants comme les dégâts des eaux ou les incendices sous 5 000 € HT. Cette articulation réduit les délais d’indemnisation et clarifie les responsabilités, évitant des conflits entre assureurs et propriétaires.

La convention IRSI : simplifier l’indemnisation des dégâts des eaux et incendices

La convention IRSI, en vigueur depuis 2018, permet de désigner un assureur gestionnaire unique, généralement celui de l’occupant du local sinistré. Ce dernier coordonne la recherche de fuite, l’expertise et l’indemnisation. Les assureurs règlent leurs comptes entre eux après, sans impact direct pour les assurés. Ce mécanisme évite les surexploitations et simplifie le processus pour les sinistres inférieurs à 5 000 € HT.

Pour les dommages inférieurs à 1 600 € HT, l’assureur gestionnaire indemnise sans recours. Au-delà, une expertise commune est réalisée, avec possibilité de recours post-indemnisation. Cette procédure accélère les démarches et réduit les litiges, notamment lorsque l’origine du sinistre est mixte (parties communes et privatives). Pour mieux comprendre le rôle de chacun, il est essentiel de connaître les règles de la gestion des sinistres en copropriété.

Études de cas : qui déclare et qui est indemnisé ?

Guide pratique de la gestion de sinistres en immeuble
Type de sinistre Origine du sinistre Qui doit déclarer le sinistre ? Assurance principale qui intervient Rôle de la convention IRSI (< 5000€ HT)
Dégât des eaux Fuite sur une canalisation collective dans le plafond Le syndic de copropriété L’assurance multirisque immeuble (MRI) L’assureur MRI est gestionnaire. Il indemnise les dommages (communs et privatifs) puis exerce un recours.
Dégât des eaux Lave-linge défectueux dans l’appartement A L’occupant de l’appartement A (locataire ou propriétaire) L’assurance MRH de l’occupant A L’assureur de l’occupant A est gestionnaire. Il indemnise les dommages dans le logement A et chez les voisins, puis un recours est possible contre l’assureur MRI pour les dommages aux parties communes.
Incendie Court-circuit dans le local à vélos (partie commune) Le syndic de copropriété L’assurance multirisque immeuble (MRI) La MRI couvre tous les dommages (communs et privatifs). La convention IRSI ne s’applique pas si les dommages dépassent 5000€.
Incendie Feu de friteuse dans une cuisine privative L’occupant du logement sinistré L’assurance MRH de l’occupant L’assureur MRH indemnise les dommages privatifs et ceux causés aux voisins et parties communes au titre de la RC.

Les scénarios ci-dessus montrent que la déclaration dépend de l’origine du sinistre. En cas de dépassement des 5 000 € HT, la convention IRSI ne s’applique plus, entraînant des démarches plus complexes. Les recours entre assureurs deviennent alors possibles, prolongeant les délais d’indemnisation.

La recherche de fuite suit des règles claires : l’assurance de l’occupant intervient en cas de cause privative, l’assurance du syndicat pour les parties communes. Ce cadre évite les conflits et accélère les réparations. De plus, la transparence entre les parties rassure les assurés sur les étapes à suivre, limitant les tensions entre copropriétaires et syndic.

Optimiser sa couverture : comment s’assurer d’une protection complète ?

Synthèse des couvertures : un dialogue nécessaire entre les assurances

Une protection optimale pour un immeuble combine l’assurance collective (MRI) et des contrats individuels. La multirisque immeuble (MRI) couvre les parties communes (murs, toiture, espaces verts) contre incendie, dégâts des eaux, vandalisme ou catastrophes naturelles. Elle inclut la responsabilité civile de la copropriété pour les dommages causés à des tiers par ces parties.

Une couverture optimale pour un immeuble ne repose pas sur un seul contrat, mais sur l’articulation entre l’assurance collective et les assurances individuelles.

Les parties privatives nécessitent des polices spécifiques : les locataires souscrivent une MRH, les bailleurs une PNO. Ces contrats évitent les recours des voisins ou de la copropriété en cas de sinistre privé (fuite ou incendie).

Nos conseils pour une sérénité totale

  • Vérifier le règlement de copropriété : Ce document définit les parties communes/privatives et les obligations assurantielles, y compris les exclusions.
  • Étudier le contrat MRI : Contrôlez les garanties (incendie, dégâts des eaux) et les plafonds, notamment pour les équipements modernes.
  • Adapter son contrat individuel : Inclure la garantie « recours des tiers » pour les occupants ; privilégier une PNO avec couverture contre les impayés pour les bailleurs.
  • Consulter un courtier : Un expert compare les offres et vérifie la complémentarité entre contrats collectifs et individuels.

La complémentarité des assurances évite les lacunes. Un sinistre privé relève de l’assurance individuelle, tandis que les parties communes sont couvertes par la MRI. Une analyse croisée reste cruciale pour éviter les exclusions.

L’assurance multirisque immeuble (MRI) protège la structure et les parties communes, mais pas les lots privatifs. Complétez avec une MRH (pour les biens privés) ou une PNO (propriétaires non-occupants). La convention IRSI facilite les sinistres jusqu’à 5 000 € HT. Vérifiez le règlement de copropriété et vos contrats pour une couverture complète et sécuriser votre investissement.

FAQ

Qu’est-ce qu’une assurance multirisque immeuble ?

L’assurance multirisque immeuble (MRI) est un contrat collectif souscrit pour protéger la structure d’un bâtiment dans son ensemble. Elle est obligatoire pour les copropriétés depuis la loi ALUR de 2014 et couvre les parties communes (murs porteurs, toiture, ascenseur, espaces verts) ainsi que la responsabilité civile du syndicat des copropriétaires. Ce type de contrat est généralement géré par le syndic, qui répartit le coût de la prime entre les copropriétaires selon leurs tantièmes. Elle constitue un socle de protection contre les risques tels que l’incendie, les dégâts des eaux, les catastrophes naturelles ou encore les bris de glace.

Quel est le tarif moyen d’une assurance multirisque immeuble ?

Le coût d’une assurance multirisque immeuble est fixé en fonction de plusieurs critères : la surface totale du bâtiment, sa localisation géographique, les garanties choisies (comme la couverture des espaces verts ou des bornes de recharge électrique), et les risques spécifiques au secteur (exposition aux risques naturels). Pour un immeuble standard, le budget annuel peut varier de quelques centaines à plusieurs milliers d’euros. Les copropriétaires supportent cette dépense via les charges générales, réparties proportionnellement à leurs tantièmes. Il est recommandé de comparer les offres pour ajuster le niveau de couverture aux besoins réels de l’immeuble.

Qu’entend-on par assurance multirisque ?

Le terme « multirisque » désigne un contrat regroupant plusieurs garanties en une seule formule. Dans le cadre d’un immeuble, cela implique une couverture étendue contre les dommages matériels (incendie, dégâts des eaux, catastrophes naturelles) et la responsabilité civile liée aux parties communes. À la différence d’une assurance individuelle (comme l’assurance multirisques habitation), la MRI protège le « contenant » immobilier plutôt que le mobilier ou les biens personnels. Elle s’adresse principalement aux copropriétés, mais peut également être souscrite par un propriétaire unique pour un immeuble en monopropriété.

Quel type d’assurance convient à un immeuble locatif ?

Pour un immeuble locatif, deux types d’assurance sont indispensables. Le propriétaire bailleur doit souscrire une assurance Propriétaire Non Occupant (PNO) pour couvrir son bien en cas de sinistre et sa responsabilité civile. En parallèle, chaque locataire est tenu d’assurer son logement via une multirisques habitation (MRH), qui protège ses biens mobiliers et les embellissements réalisés. Le syndic de copropriété, quant à lui, gère l’assurance multirisque immeuble pour les parties communes. Cette complémentarité entre contrats assure une protection complète, en cas de dégâts des eaux, incendie ou autres événements couverts.

Quels biens sont protégés par l’assurance multirisque habitation ?

L’assurance multirisque habitation (MRH) s’applique aux biens mobiliers et aux embellissements d’un logement privatif. Elle couvre les meubles, électroménagers et objets personnels contre les risques d’incendie, dégât des eaux, vol ou catastrophes naturelles. En revanche, elle ne protège pas les éléments structurels de l’immeuble, comme les murs porteurs ou la toiture, qui relèvent de l’assurance multirisque immeuble. Les embellissements (peintures, revêtements de sol collés, faux plafonds) sont souvent inclus dans les garanties de base, conformément à la convention CIDRE, mais cela dépend des clauses contractuelles.

Comment mettre un terme à un contrat d’assurance multirisque immeuble en copropriété ?

La résiliation d’un contrat d’assurance multirisque immeuble en copropriété nécessite une décision collective de l’assemblée générale des copropriétaires. Elle peut intervenir à l’échéance annuelle, sous réserve d’un préavis de deux mois notifié par courrier recommandé. Les motifs légitimes incluent le non-respect des garanties promises, des tarifs jugés excessifs, ou la recherche d’une offre plus compétitive. Le syndic a l’obligation de mettre en place une nouvelle couverture avant la résiliation effective. En cas de désaccord, le syndicat des copropriétaires peut être poursuivi pour défaut d’assurance obligatoire, comme le précise l’article 17 de la loi ALUR.

Quelles garanties ne sont pas couvertes par l’assurance multirisque habitation ?

L’assurance multirisque habitation (MRH) ne prend pas en charge les éléments structurels du bâtiment, comme les murs porteurs, la toiture ou les canalisations collectives, qui sont la responsabilité de l’assurance multirisque immeuble. Elle exclut également les biens professionnels, les véhicules ou les animaux de compagnie, sauf ajout de garanties spécifiques. Enfin, les dommages causés par des vices cachés de construction ou une vétusté non entretenue ne sont généralement pas indemnisés. Il est donc indispensable de vérifier les exclusions du contrat et d’opter pour une assurance complémentaire si nécessaire, notamment pour les aménagements extérieurs ou les biens de grande valeur.

Quel est le champ de la garantie effondrement dans l’assurance multirisque ?

La garantie effondrement dans un contrat multirisque immeuble couvre les dommages résultant de l’effondrement total ou partiel de la structure, à condition que l’événement soit lié à un sinistre garanti (incendie, explosion, catastrophe naturelle). Elle ne s’applique pas en cas de dégradation progressive due à un défaut d’entretien ou à un vice de construction antérieur. Cette garantie est cruciale pour les immeubles anciens ou situés dans des zones sismiques, mais son activation dépend des circonstances exactes du sinistre. En cas de doute, l’intervention d’un expert est requise pour établir les causes et déclencher l’indemnisation.

Comment souscrire une assurance pour une copropriété sans syndic professionnel ?

En l’absence de syndic professionnel, une copropriété peut organiser la gestion de son assurance multirisque immeuble via un syndic bénévole élu par l’assemblée générale. Ce dernier se doit de comparer les offres, de souscrire le contrat et de gérer les déclarations de sinistres. Si cette solution est possible, elle implique une bonne maîtrise des obligations légales et des risques spécifiques à l’immeuble. À défaut, un regroupement de copropriétaires peut confier la tâche à un administrateur provisoire désigné par le tribunal. Dans tous les cas, l’assurance demeure obligatoire, comme le prévoient le code de la construction et de l’habitation.

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Courtier expert en Assurance Copropriété (Multirisque Immeuble) et fondateur d'OCA, Olivier Chauvin sécurise les copropriétés depuis plus de 12 ans. Au-delà du simple courtage, il réalise des audits techniques approfondis pour négocier des contrats sur-mesure et pérennes.